Le lundi 5 décembre à Paris, au restaurant Le Carré des Feuillants dirigé et brillament inspiré par notre ami académicien Alain Dutournier, l'Académie de la Viande recevait Dominique Lestel, lauréat de son Prix du Livre 2011. Une trentaine d'académiciens et quelques invités, dont le président de l'Aca&démie des abats, M. Dick Motte, ont rendu hommage à l'auteur et à son travail. Le président François Landrieu l'a accueilli avec ces quelques mots : "Monsieur Lestel, vous avez 50 ans, vous êtes - je résume - un intellectuel de haut niveau, un philosophe et un éthologue internationalement connu, et le moindre de vos titres est d’être maitre de conférence à la très prestigieuse Ecole normale supérieure. Parmi nous, quelques uns ont également des titres et diplômes fort enviables, mais enfin il y a les autres qui, comme moi, n’y atteignent pas. Nous devons donc simplifier le débat. Pourquoi et par qui la viande et son immémoriale consommation sont elles trainées en place publique par des accusateurs violents, passionnés, vivant cette cause comme leur sainte passion ? Voilà la question que nous avons mise en chantier depuis plusieurs années, et voila pourquoi votre livre Apologie du Carnivore nous a séduit. On y voit, comment dire… peut-être pas nos ennemis, en tout cas les adversaires de la viande dans la crue lumière de leurs sombres pensées.
Notre collègue académicien Pascal Mainsant a publié sur votre livre une note de lecture qui analyse plus complètement que je ne pourrai le faire ici vos observations. Ainsi l’anti spéciste plus ou moins radical et militant qu’est le sujet végétarien éthique en vient à nier la dimension animale de l’homme, mais aussi à exprimer sa haine de toute animalité qui autoriserait la prédation.
Or l’homme est un prédateur, par sa physiologie, par son comportement, par sa culture alimentaire. Le nier serrait pur angélisme. Le végétarien, dans sa version la plus dure - heureusement, il y en a de plus douces – pose donc d’une certaine façon une haine de l’homme.
Nous nous souvenons alors que quelques tyrans sanguinaires de l’histoire, et de la plus récente, se sont donnés pour végétariens, ce qui cesse définitivement de nous faire prendre le sujet avec légèreté.
Mais, rassurez vous, je me hâte. M. Lestel, votre livre ajuste parfaitement ses coups contre le végétarisme éthique. Nous en faisons notre miel.
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